|
Les infos du LPC2E
16 février 2010: Lancement réussi de la fusée CHARM2
La fusée CHARM2 ("Correlations of High Frequencies and Auroral Roar Measurements") a été lancée avec succès le 16 février à 9h46 TU depuis la base de Poker Flat, en Alaska. Ce projet de la NASA, dont le PI est Jim LaBelle (Dartmouth College), a pour objectif l'étude des mécanismes de génération d'ondes dans les aurores.
Parmi les instruments de CHARM2 figure une boucle magnétique HF conçue et réalisée au LPC2E. Ce nouvel instrument mesure une composante du champ magnétique entre 100 kHz et 6 MHz. C'est son premier vol et il a bien fonctionné. Les données sont en cours de dépouillement. Le niveau d'activité semble cependant faible; à suivre...
janvier 2010: Découverte de nouveaux pulsars
Une collaboration entre le satellite Fermi de la NASA et des stations de radioastronomie à travers le monde a permi la découverte de 17 nouveaux pulsars milliseconde, dont 2 découverts par le radiotélescope de Nançay, ouvrant ainsi des perspectives vers l'utilisation de ces "GPS galactiques" pour la détection d'ondes gravitationnelles.
Plus de détails sur le
site de la NASA (en anglais).
25/01/10: Retour de la campagne de maintenance du radar SuperDARN de Kerguelen
La campagne de maintenance du radar SuperDARN de Kerguelen vient de s'achever après 6 semaines de travail sur place pour remettre à niveau les parties mécanique, électronique et informatique du radar.
|
|
Janvier 2010: DEMETER a survolé HAITI 3 jours avant le séisme
Observation de DEMETER 3 jours avant le tremblement de Terre de HAITI (magnitude 7) qui a eu lieu le 12 janvier 2010 à 21.53.09 TU (épicentre à 18.451°N, 72.445°W). Le panneau du haut montre la variation de la densité électronique mesurée de nuit à l’altitude du satellite. Le triangle rouge dans le panneau du bas indique le moment où le satellite passe au dessus du futur épicentre. Une diminution de la densité est localement observée autour de cette position. 15/12/09: Inauguration de l'OSUC
Le 15 Décembre se déroulera la cérémonie d'inauguration de l'Observatoire des Sciences de l'Univers en région Centre (OSUC) créé à l'initiative de plusieurs laboratoires orléanais dont le LPC2E.
L’OSUC, école interne de l'université d'Orléans, appartient au réseau d'observatoires de l'Institut National des Sciences de l'Univers.
Il fédère et coordonne en région les forces de recherche en sciences de la Terre et de l’Univers de l’université d’Orléans et du CNRS en lien avec l’université François Rabelais de Tours, l’Observatoire de Paris, et en partenariat avec l’INRA d’Orléans et le BRGM.
L'OSUC met en oeuvre les systèmes d'observation et d'expérimentation pour la recherche en environnement et propose des formations supérieures (LMD) interdisciplinaires, ouvertes à l'international.
17/11/09: "Quand les atmosphères solaires et planétaires se fâchent..." - Conférence
Matthieu kretzschmar, maître de conférence à l'université d'Orléans et au LPC2E, animera dans le cadre de la fête de la science une conférence le mardi 17 novembre à Orléans (20 h 30 au muséum d'Orléans) sur les explosions ayant lieu dans l'atmosphère du soleil et des étoiles.
Résumé:
A l’époque où Carrington réalisait la première observation d’une explosion solaire en 1859, on pensait que les taches solaires étaient des ouvertures à travers la couverture nuageuse du soleil. D’autres observations ont ensuite suivies et montrées que taches et explosions, tout comme les orages magnétiques ressentis sur Terre, sont en fait différentes facettes d’un même événement. Cette prise de conscience a dynamisé les recherches sur l’activité magnétique du soleil et en particulier sur les explosions qui ont lieu dans son atmosphère. Le soleil n’étant qu’une étoile parmi d’autres, l’observation d’explosions sur d’autres étoiles pouvaient être attendue. Dans cet exposé, nous irons des premières observations de Carrington aux observations présentes pour présenter un état de nos connaissances sur les explosions ayant lieu dans l’atmosphère du soleil et des étoiles.
Contact : Centre Sciences, CCSTI de la région Centre
Création de l'OSUC
L'arrêté portant sur la création de l'OSUC (Observatoire des Sciences de l'Univers en région Centre) a été publié au Bulletin Officiel le 5 novembre 2009. L'OSUC est donc devenu une réalité. L'inauguration officielle se fera le 15 décembre.
Lancement réussi du satellite technologique PROBA2 de l'ESA
Le satellite PROBA2 a été lancé avec succès de la base de Plesetsk dans la nuit du 2 Novembre. Ce satellite technologique de l'ESA a pour objectif de tester diverses technologies avancées. Sa charge utile comprend deux instruments dédiés à l'observation du Soleil
: SWAP est un imageur dans l'extrême ultraviolet qui utilise des détecteurs CMOS-APS et LYRA est un radiomètre pour la mesure du flux solaire dans l'extrême ultraviolet. Les deux instruments ont été conçus par un consortium sous la direction de l'Observatoire Royal de Belgique. Plusieurs membres du LPC2E sont fortement impliqués dans l'exploitation scientifique de ces deux instruments, qui apporteront une contribution importante au projet européen SOTERIA.
14/09/09: Retour de la campagne de mesure sous ballons stratosphériques du projet STRAPOLETE
La campagne de mesure sous ballons stratosphériques du projet STRAPOLETE (étude de la stratosphère polaire en été) vient de s'achever. Du 2 août au 16 septembre 2009, huit vols ballons stratosphériques ont été effectués depuis la base de lancement d' Esrange (Swedish Space Corporation) en Laponie suédoise.
La stratégie de campagne et les profils de vols spécifiés par les équipes scientifiques en fonction des caractéristiques de chaque instrument et des objectifs scientifiques du projet ont été réalisés avec succès grâce aux équipes opérationnelles de la Sous Direction Ballons du CNES. Dix-sept personnes ont été mobilisées côté CNES incluant lanceurs, météorologistes, les équipes télémétrie et opération durant plus de 7 semaines sur site. Plus de trente scientifiques, ingénieurs et techniciens du LPC2E, du LPMAA, du LOA, du LATMOS, de l'université de Heidelberg, et de l'équipe « Nacelles pointées » du CNES étaient présents sur la campagne pour préparer les instruments et piloter depuis le sol les instruments au cours des vols.
|
|
Les caractéristiques des différents ballons stratosphériques ouverts (BSO) utilisés dépendent de des profils de vols définis en fonction des spécificités de chacune des missions scientifiques. Les aérostats utilisés (de capacités comprises entre 35 000 et 400 000 m3 ) ont permis d'emporter les instruments allant de 90 à plus de 500 kg jusqu'à 37 km d'altitude. Tous les instruments impliqués ont fonctionné de manière nominale.
Les espèces à longue durée de vie d'intérêt pour les évolutions climatiques furent mesurées par SPRIALE (2 vols), SALOMON-N2, ELHYSA, SWIR-Ballon et LPMA pour étudier en détail les conditions dynamiques durant l'été polaire (circulation atmosphérique, changement de régime des vents stratosphériques, conditions de formation du vortex polaire) et relatif au Workpackage « Dynamique » du projet. Les observations du photo-polarimètre Micro-RADIBAL, du compteur d'aérosols STAC (8 vols) et du spectromètre UV-visible SALOMON-N2 seront analysées dans le but de caractériser le contenu en aérosols stratosphériques (nature, distribution en taille) et sa variabilité dans le cadre du Workpackage « Aérosols ». Pour la première fois, plusieurs mesures des contenus en composé bromé BrO à partir de plusieurs instruments (SALOMON-N2, DOAS, mini-DOAS et OSKAR) ont été effectuées au cours d'une même campagne et seront comparées et analysées (Workpackage « Contenu en brome stratosphérique »). De plus, l'ensemble des observations recueillies par les instruments sous ballons stratosphériques ainsi que les mesures issues de sondages météorologiques et d'ozone conduits régulièrement au cours de la campagne seront compilés afin d'établir le premier état de référence de la stratosphère polaire en été (Workpackage « Etat de référence »).
Deux ans et six mois sont désormais nécessaires pour interpréter et analyser ces observations. Les mesures satellites de MIPAS et GOMOS à bord de la plateforme Envisat et de MLS à bord d'AURA seront utilisées pour compléter la base de données du projet. Plusieurs modèles seront mis en œuvre afin d'étudier les processus régissant la stratosphère polaire en été.
Tous les scientifiques souhaitent remercier les équipes opérationnelles ballon du CNES pour leur professionnalisme qui a contribué au succès de la campagne.
Cette campagne n'aurait pas été possible sans le support de l'Agence Nationale de la Recherche ANR (projet STRAPOLETE ANR 08 BLAN 0300), l'Institut Polaire Paul Emile Victor (IPEV), la base de données ETHER (Pôle thématique du CNES), et la Sous-direction Ballon du CNES.
Nous remercions tout particulièrement: P. Chadoutaud, C. Cazaux, A. Kleinert, A. Hauchecorne, F. Girod, C. Boone, M. Paulin, M.-A. Clair, T. Lam-Trong, C. Deniel.
Le groupe de coordination: N. Huret G. Berthet and V. Catoire.
06/07/09: Fermi dévoile différentes populations de pulsars gamma
Il n'était pas du tout sûr, quand le satellite Fermi a été lancé, que l'on puisse détecter des pulsars milliseconde par leur émission gamma. Aujourd'hui, après neuf mois de fonctionnement, l'émission pulsée gamma est confirmée pour huit d'entre eux. Fermi révèle aussi une émission continue de gammas dans la direction de l'amas globulaire 47 Tuc, où résident 23 pulsars milliseconde. D'autres amas globulaires du ciel du Nord sont aussi sur les rangs pour des détections semblables. Enfin, Fermi a découvert une nouvelle population de pulsars, constituée de 16 sources très puissantes en gamma, mais sans qu'aucune contre-partie ni en X ni en radio ne soit observée, à l'instar de Geminga, qui était jusqu'à peu l'unique specimen de ce type. Plus de 60% des détections de pulsars ont été possibles grâce aux éphémérides précises de leur rotation apparente obtenues en radio. L'équipe pulsar du LPC2E, grande utilisatrice du radiotélescope de Nançay, a joué un rôle moteur dans cette moisson de résultats. Ses observations complémentaires permettent en particulier de contraindre les mécanismes d'émission gamma en analysant le déphasage entre les courbes de lumière obtenues en radio et celles obtenues à haute énergie (X et gamma).
Pour plus d'informations:
ici
et (en anglais):
ici
29/06/09: Dépôt de brevet pour la mesure de la qualité de l'air
Le LPC2E et la société Environnement-SA, spécialiste de l’instrument d’analyse et de mesures de l’environnement, réalisent des instruments dédiés à la détection des aérosols dans l’air ambiant, dans le cadre d’un accord de coopération début en 2008 et prévu jusqu’à mi-2011. Un premier instrument, appelé CPM (Continuous Particulates Monitoring) et couplé à une « jauge Bêta », permet d’estimer de manière instantanée la masse des aérosols solides présents dans l’air analysé. Dans le cadre d’un projet financé par l’ADEME, une nouvelle génération de compteur d’aérosols est en développement, afin de pouvoir donner de manière instantanée et autonome la concentration, la distribution en taille des particules, une indication de leur nature, et leur masse cumulée sur un intervalle de temps donné. Cet instrument a pour but de répondre aux demandes des réseaux de mesures sur la qualité de l’air. Enfin, un projet de mini compteur d’aérosols, pouvant être aussi bien embarqué sous différents types de ballons qu’utilisable au sol en réseau, est en cours d’étude notamment dans le cadre du projet « Chantier Méditerranéen » de l’INSU pour la mesure du transport des particules solides dans les basses couches de l’atmosphère. Ce mini compteur sera aussi utilisé pour des mesures dans la stratosphère notamment dans le cadre des travaux de validation du satellite Envisat de l’ESA.
Ces instruments font l’objet d’un dépôt de brevet entre le LPC2E et Environnement-SA.
|
|